logo Wombat

couverture La Plus Belle Paire de seins du monde

Roland Topor

La Plus Belle Paire de seins du monde

Un homme viril se retrouve soudain affublé d’une paire de seins admirables ; deux copines font du shopping pour acheter des amants virtuels, qu’elles paient en nature ; un dentiste doit soigner le comte Dracula en personne ; le Grand Orchestre gastronomique de Paris interprète sa fameuse Symphonie pour biscottes, plats en sauce et os à moelle ; le docteur Boum propose ses très efficaces cures de douleur ; par défi, un couple va régler ses engueulades sur les pires champs de bataille du monde... Sans oublier quelques clients orphelins du Café Panique, qui reviennent le temps de raconter une dernière histoire pas piquée des hannetons.

Dans ce recueil de plus de cinquante nouvelles, initialement paru en 1986, l’imagination débridée de Roland Topor se déploie en un feu d’artifice de loufoquerie, d’érotisme, de fantastique, de cruauté, de grotesque, pour finir en un grand éclat de rire.

Si l’angoisse et la mort rôdent toujours chez Topor, grand lecteur de Gogol, Kubin et Kafka, son humour noir salvateur est la garantie absolue contre tout risque de morosité !


Préface de Jean-Claude Carrière

Couverture de Topor

« Les Insensés » nº16


Parution : 5 février 2014

288 pages – 18 €


Ce livre existe aussi en e-book (formats ePub et PDF web) au prix de 11,99 €

Roland Topor

Roland Topor (1938-1997). Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, humoriste, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre, Hara-Kiri...), il reçoit le prix de l’Humour noir dès 1961. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts. Du film d’animation La Planète sauvage (avec René Laloux, prix spécial du Jury à Cannes en 1973) à l’étonnant Marquis (avec Henri Xhonneux) en passant par les émissions télévisées Palace et Téléchat, il marquera de son empreinte le cinéma et l’audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde. Tout son univers reste marqué du sceau d’un humour noir féroce. Il n’est jamais devenu un vieux con.

« De son vivant, Topor vendait peu de tableaux, en donnait beaucoup, ses livres faisaient des bides, ses pièces des scandales, ses films faisaient hurler les critiques, et tout cela le rendait hilare : qu’est-ce que vos parents ont été cons ! Dépêchez-vous de (re)découvrir ou même relire tout simplement ces petits bijoux d’un des génies du XXe siècle. Avant que trente crétins, par leur silence, ne nous l’enterrent pour de bon. » (Yves Frémion, Fluide glacial)


Les livres de Roland Topor aux Nouvelles Éditions Wombat

Mémoires d’un vieux con (plus d’infos)

Mémoires d’un vieux con suivi de Topor à la bombe (tirage de queue, édition limitée et numérotée) (plus d’infos)

Vaches noires (plus d’infos)

Café Panique suivi de Taxi Stories (plus d’infos)

La Plus Belle Paire de seins du monde

Strips Panique (plus d’infos)

Joko fête son anniversaire (plus d’infos)

Théâtre Panique, t. 1 (plus d’infos)

Théâtre Panique, t. 2 (plus d’infos)

La Cuisine cannibale (plus d’infos)

Les Photographies conceptuelles d’Erwahn Ehrlich (plus d’infos)

Vaches noires en poche (plus d’infos)


Topor : “Un grand coup de poing dans la gueule”

Extrait de Charlie-Hebdo nº1002 (septembre 2011) (télécharger le pdf)

Extrait

“ Bien entendu, Simon avait déjà repéré cette fille à la poitrine superbe. Il l’avait croisée deux ou trois fois sur la Croisette. Seulement, quand elle jaillit hors de la cabine de l’ascenseur qu’il avait appelé pour descendre dîner au restaurant de l’hôtel, la surprise lui coupa les jambes.

Il sourit comme un idiot, les yeux exorbités, et ne s’écarta même pas. Elle dut le bousculer pour se frayer un passage. Puis la fille disparut au détour du couloir, les portes se refermèrent et Simon demeura planté devant le tableau où les numéros lumineux des étages défilaient à toute allure.

Un petit cliquetis attira son attention. Il baissa les yeux et vit un de ses boutons de chemise qui roulait sur le tapis, après avoir heurté la porte métallique.

C’est quand il voulut vérifier de quel bouton il s’agissait qu’il ressentit le choc de sa vie. La fille lui avait refilé sa poitrine.

Simon avait hérité d’une paire de seins de toute beauté... ”

La presse à propos de La Plus Belle Paire de seins du monde

« Les Éditions Wombat rééditent aujourd'hui le recueil de nouvelles de Topor La Plus Belle Paire de seins du monde, initialement paru en 1986 au Pré aux Clercs. Comme son titre le sous-entend avec finesse, il n'y sera pas question de peinture sur éventail. La nouvelle éponyme raconte l'histoire d'une femme si avantagée par la nature que ses seins l'éclipsent littéralement et d'un jeune homme que sa timidité bourrue condamne à la solitude. Ils se croisent dans un ascenseur et les seins de la première se transportent par magie sur la poitrine de ce dernier. Leur vie à tous les deux s'en trouve transformée et se met enfin à leur sourire si gentiment qu'ils se fuient avec effroi lorsqu'ils se rencontrent à nouveau, de peur d'un retour à la normale...
Nous cherchons toujours l'inquiétude ou le désespoir derrière la rigolade. Dans le cas de Topor, la rigolade évoque plutôt le phénomène de l'avalanche. Elle naît de peu de chose ; en dévalant la pente, elle enfle démesurément. Le spectacle est fascinant, toute une montagne s'ébranle et, mine de rien, cette avalanche fait du dégât – tout ce qui semblait si bien planté se retrouve cul par-dessus tête. Tout a commencé par une joyeuse bataille de boules de neige ; à la fin, plus rien n'est debout. » (Éric Chevillard, Le Monde des livres)

« Voilà Roland Topor dans un recueil de nouvelles plus hilarantes, cruelles et déjantées les unes que les autres. Un régal. » (Valérie Gans, Madame Figaro)

« Dix-sept ans après la disparition de Topor, son rire enchanteur ensorcelle ces nouvelles. » (François Julien, VSD)

« Le lecteur découvre un créateur faussement naïf, virtuose du non-sens, qui le regarde avec le petit sourire malicieux du gamin qui s’apprête à faire une grosse, grosse bêtise. » (D. F., La Liberté)